Cet article fait partie de notre guide « Crédit hypothécaire ou autre solution : tous les comparatifs ».
Un refus de crédit hypothécaire n'est pas toujours définitif : chaque prêteur applique sa propre politique de risque, et un dossier refusé par l'un peut être accepté par un autre. Certains critères excluent toutefois le dossier des offres actuellement distribuées par Trésovia. Tout commence donc par comprendre le motif.
Critères commerciaux et loi : la Banque de France précise que le FICP n’interdit pas à lui seul un nouveau crédit. Cela ne signifie pas qu’un prêteur doit l’accorder. Les seuils de montant, de valeur du bien et de résidence indiqués ici sont ceux des offres que Trésovia distribue.
Demander le motif
Demandez à l'organisme une explication, si possible par écrit. Même générale, elle évite de repartir à l'aveugle vers un autre prêteur.
Les refus qui peuvent se récupérer
- La quotité : l'organisme applique un plafond plus bas que 70 % de la valeur du bien. Un autre prêteur, ou un montant ajusté, peut suffire.
- La valeur retenue : l'expertise est plus basse que votre estimation. Un montant revu, ou un second bien apporté en garantie, peut rétablir l'équilibre. Voir la décote sur la valeur du bien.
- Un prêt déjà inscrit sur le bien : il réduit la marge disponible. Il peut être repris dans le nouveau crédit, si le besoin total atteint au moins 100 000 €, ou le crédit peut être consenti en second rang. Voir le rang d'hypothèque.
- La capacité de remboursement : une durée plus longue, un remboursement in fine ou un co-emprunteur peuvent la rétablir.
- Un dossier incomplet : il suffit de le compléter. Voir les documents à préparer.
Les critères qui excluent notre offre actuelle
- Une inscription au FICP ou au FCC, quelle qu'en soit la cause : les prêteurs partenaires de Trésovia n’acceptent pas les dossiers concernés tant qu’elle est active. Voir le FICP.
- Une procédure de surendettement en cours, ou une procédure collective sur votre activité.
- Un bien de moins de 300 000 €, ou un besoin de moins de 50 000 €.
- Une résidence fiscale hors de France, hors cas des frontaliers.
Dans ces situations, multiplier les demandes ne sert à rien. Il faut d'abord lever l'obstacle, quand c'est possible, comme la radiation d'un fichage.
Ajuster et représenter le dossier
Un intermédiaire spécialisé connaît les critères de chaque établissement et oriente le dossier vers ceux qui peuvent l'accepter, au lieu d'enchaîner les refus. Mieux vaut un dossier ajusté et présenté au bon prêteur que plusieurs demandes simultanées.
Les alternatives
- Le prêt personnel, pour un besoin modéré ;
- le rachat de crédits classique, si le but est de regrouper des dettes ;
- un échéancier avec le créancier, pour une dette fiscale, URSSAF ou privée ;
- la vente du bien, ou un mécanisme de vente avec faculté de rachat, qui n'est pas un crédit et suppose de bien en mesurer le risque. Voir crédit hypothécaire ou portage.
Un exemple
Madame G. demande 180 000 € pour un besoin professionnel, en apportant sa résidence principale, estimée à 420 000 €, sur laquelle il reste 100 000 € de prêt. Un premier organisme refuse : il limite son financement à 50 % de la valeur du bien, soit 210 000 €, dont il déduit les 100 000 € déjà dus. Or, à 70 % de la valeur, la marge atteint 294 000 €, soit 194 000 € une fois le prêt existant déduit. Présenté à un établissement qui applique ce plafond, et avec des revenus réguliers, son dossier est accepté pour 180 000 €.
Questions fréquentes
Un refus de crédit hypothécaire est-il définitif ?
Pas toujours : un refus lié à la quotité, à la valeur retenue ou au dossier peut se récupérer auprès d'un autre prêteur. Un fichage actif, un surendettement ou une procédure collective excluent en revanche les offres actuellement distribuées par Trésovia.
Peut-on obtenir un crédit hypothécaire après un refus pour fichage ?
Pas dans les offres actuellement distribuées par Trésovia tant que le fichage est actif. Le FICP ou le FCC ne constitue pas, à lui seul, une interdiction légale générale de crédit ; l’accord dépend de la solvabilité et de la politique du prêteur.
Faut-il multiplier les demandes ?
Non : mieux vaut comprendre le motif, ajuster le dossier et le présenter au prêteur adapté.
Un courtier augmente-t-il les chances ?
Oui, quand le refus est récupérable : il connaît les critères de chaque établissement et oriente le dossier en conséquence.
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