Cet article fait partie de notre guide « Crédit hypothécaire : le guide de référence ».
Cent mille euros, c'est le montant à partir duquel le crédit hypothécaire déploie toutes ses possibilités. Au-delà de ce seuil, davantage de montages deviennent possibles : reprise d'un prêt existant, bien détenu en société, remboursement in fine, prise en compte d'un second bien.
Les conditions de base
- un bien immobilier situé en France, d'une valeur d'au moins 300 000 € ;
- des revenus réguliers permettant d'assurer le remboursement : les charges de crédit ne doivent en principe pas dépasser 35 % des revenus, tout en préservant un reste à vivre suffisant ;
- un âge en fin de prêt compatible avec la durée choisie ;
- une résidence fiscale en France et aucune inscription au FICP ou au FCC.
La part finançable dépend de la nature et de la localisation du bien, jusqu'à 70 % de sa valeur. L'expertise du bien la confirme avant l'offre.
Ce qui devient possible à partir de 100 000 €
Solder un prêt existant et obtenir de la trésorerie
Si un prêt est en cours sur le bien, le nouveau crédit peut le reprendre et financer en plus votre besoin. Chaque partie est remboursée à ses propres conditions : c'est souvent plus avantageux qu'un taux unique sur l'ensemble. Voir le rachat de crédit hypothécaire.
Un bien détenu en SCI
Un bien détenu par une SCI soumise à l'impôt sur les sociétés, ou à l'impôt sur le revenu si elle produit un bilan et dispose de revenus propres, peut servir de garantie. Tous les associés doivent résider fiscalement en France. Voir notre guide pour les professionnels.
Le remboursement in fine
Avec un prêt in fine, vous ne remboursez chaque mois que les intérêts ; le capital est remboursé en une fois à l'échéance. Il faut pour cela une solution de sortie identifiée, en général un second bien dont la valeur couvre le capital emprunté. Voir le prêt hypothécaire in fine.
Un second bien pour augmenter le montant
Si vous possédez un autre bien, sa valeur peut compléter celle du bien principal pour augmenter la capacité de financement.
La durée
En amortissable, le prêt s'étale en général de 10 à 25 ans ; en in fine, de 5 à 15 ans selon l'objet. La durée la plus longue est retenue par défaut, pour alléger la mensualité.
Les usages les plus fréquents
- racheter une soulte après un divorce ;
- payer des droits de succession ;
- solder des dettes avant une saisie ;
- financer un besoin professionnel.
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
Quelle valeur de bien faut-il pour emprunter 100 000 € ?
Nous étudions les dossiers à partir d'un bien de 300 000 €. Selon sa nature et sa localisation, la part finançable peut aller jusqu'à 70 % de sa valeur.
Peut-on solder son prêt immobilier et obtenir de la trésorerie en même temps ?
Oui. À partir de 100 000 €, le nouveau crédit peut reprendre le prêt en cours sur le bien et financer un besoin complémentaire, chaque partie étant remboursée à ses propres conditions.
Un crédit in fine est-il possible ?
Oui, si vous disposez d'une solution de sortie, en général un second bien immobilier dont la valeur couvre le capital emprunté, ou le bien acheté grâce au prêt.
Faites une demande d’étude confidentielle : un conseiller vous rappelle pour vérifier la faisabilité de votre projet, sans engagement.



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