Cet article fait partie de notre guide « Crédit hypothécaire : le guide de référence ».
Des bords du lac d'Annecy aux communes du Genevois français, de Saint-Julien-en-Genevois à Annemasse et au Chablais, la Haute-Savoie compte parmi les marchés immobiliers les plus chers de France, portés par la proximité de Genève. Beaucoup de propriétaires y ont un patrimoine important, et une situation professionnelle que les banques françaises lisent mal : le travail frontalier.
Ce qui distingue un dossier haut-savoyard
- Des travailleurs frontaliers payés en francs suisses. Leurs revenus sont pris en compte, avec une prudence sur le taux de change. Ils doivent avoir leur résidence fiscale en France, ce qui est le cas des frontaliers qui habitent côté français. Voir frontaliers.
- Des valeurs élevées, autour du lac comme dans le Genevois : la plupart des maisons dépassent largement 300 000 €.
- Des chalets et résidences en station, qui peuvent servir de garantie selon leur localisation et leur liquidité.
Les situations les plus fréquentes
- Perte d'emploi en Suisse ou baisse de revenus, avec un prêt immobilier devenu trop lourd. Voir réduire ses mensualités.
- Divorces, avec des soultes importantes vu les valeurs. Voir notre guide divorce.
- Successions sur des biens familiaux de grande valeur. Voir notre guide succession.
Un exemple
Nicolas, frontalier à Genève, vit à Saint-Julien-en-Genevois. Il se sépare et veut garder la maison, estimée à 850 000 €, sur laquelle il reste 200 000 € de prêt. Il doit verser une soulte de 325 000 €. Sa banque française hésite sur ses revenus en francs suisses. Un crédit hypothécaire d'environ 540 000 € rachète le prêt, finance la soulte et les frais : il reste sous 70 % de la valeur de la maison, soit 595 000 €.
Les interlocuteurs haut-savoyards
- ADIL de la Haute-Savoie : conseils juridiques et financiers gratuits sur le logement et la propriété.
- Chambre des notaires de la Haute-Savoie : pour trouver un notaire, qui peut être celui de votre choix pour la signature du prêt.
- Tribunaux judiciaires d'Annecy, de Bonneville et de Thonon-les-Bains : selon la commune, c'est devant le juge de l'exécution de l'un d'eux que se déroule une éventuelle saisie immobilière.
Les conditions
Un bien d'au moins 300 000 €, un besoin d'au moins 50 000 € (300 000 € pour un achat), des revenus réguliers, une résidence fiscale en France et aucune inscription au FICP ou au FCC. Le montant mobilisable peut atteindre 70 % de la valeur du bien. L'étude se fait à distance ; voir comment ça marche avec Trésovia.
Questions fréquentes
Un frontalier payé en francs suisses peut-il obtenir un crédit hypothécaire ?
Oui, s'il a sa résidence fiscale en France. Ses revenus sont retenus avec une prudence liée au taux de change.
Un chalet en station peut-il servir de garantie ?
Oui, s'il vaut au moins 300 000 €. Sa localisation et sa facilité de revente comptent dans l'expertise.
Que faire après une perte d'emploi en Suisse ?
Agir avant les premiers impayés : un regroupement de crédits reste possible tant que vous avez des revenus réguliers et n'êtes pas fiché.
Faites une demande d'étude confidentielle : un conseiller vous rappelle pour vérifier la faisabilité de votre projet, sans engagement.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.



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